• Soutien à BAK 93

    L'appel du jugement qui oppose BAK 93 à la Police Nationale se déroulera le 18 Novembre prochain à 13h30,  7eme Chambre, devant la cour d'appel de Paris.
    Apres tants d'années de procédures coûteuses et alors que la justice l'a déjà relaxé BAK 93 a besoin de soutien alors, si vous ne faîtes rien de particulier le 18 novembre n'hésitez pas à aller le soutenir sur place.
    Pour la liberté d'expression, la liberté artistique, rendez-vous devant la 7e chambre de la cour d'appel de Paris, le 18 novembre.
    Les mineurs grévistes, sous Thatcher avaient les mots pour parler de la police, c'est même resté dans l'histoire : ACAB (All cops are bastards), le coyote ne fait que citer, ne le citez pas à comparaître messieurs de la maréchaussée.
    Les anesthésistes ne s'endorment pas
    LE CRÉATEUR DE BAK 93 RELAXÉ
    Installé à Angoulême, le créateur de la marque BAK 93 est dans le viseur des syndicats , il était jugé hier pour «outrage» par le tribunal de Bobigny. Il est relaxé.
    17.09.2010

    Stéphane da Silva, le créateur de la marque de vêtements «street wear» BAK 93, a été relaxé par le tribunal de Bobigny jeudi après-midi. Il était poursuivi pour «outrage à une personne dépositaire de l'autorité publique» et «provocation non suivie d'effet au crime ou délit». L'objet du délit ? BAK 93 est le sigle de «Brigade Anti-Keufs».

     

    En juin dernier, le procureur de la République avait pourtant requis trois mois de prison avec sursis et une amende contre ce commercial de 36 ans, originaire de la Courneuve et installé à Angoulême. En face, son avocat avait défendu la liberté d'expression et exigé la relaxe.

    Le tribunal de Bobigny a privilégié la liberté d’expression défendue par l’avocat de l’entrepreneur, au détriment de l’incitation à la haine dénoncée par les policiers. "Ce jugement est une magnifique réponse au procureur, qui avait considéré que critiquer la police était punissable", s'est félicité son avocat, Dominique Tricaud. Un jugement qui, au contraire, insupporte le syndicat Alliance.

     

     

    Il est poursuivi par les syndicats de police, irrités par ses tee-shirts Brigade Anti-Keuf.

    Poursuivi pour “outrage à une personne dépositaire de l'autorité publique“ et “provocation non suivie d'effet au crime ou délit“, Stéphane da Silva a été relaxé “pour prescription“ jeudi après-midi par le tribunal de Bobigny. Mais le marathon judiciaire de ce créateur d’une marque de vêtements urbains, ciblé par plusieurs syndicats de police depuis 2002, n'est pas fini : le parquet a fait appel vendredi.

    Ce commercial originaire de La Courneuve et résidant à Angoulême a en effet fondé la marque BAK 93, à l’origine conçue comme l’acronyme de Brigade Anti-Keuf. Un détournement du label BAC, pour brigade anti criminalité, qui a poussé plusieurs syndicats de police à le poursuivre en justice.

    Une incitation à la haine anti-flic

    Les syndicats de police avaient déposé plusieurs plaintes pour “appel au meurtre et à la violence“ en 2004, 2005, 2006 et 2009. “Le message est clair, c'est un appel à la violence contre les forces de l'ordre“, s’emporte Xavier Beugnet, du syndicat de SGP-FO, dans Libération .

    Pourtant, Stéphane da Silva n’a rien d’un émeutier ou d’un casseur de flic. Hormis une condamnation pour “travail dissimulé“, son casier judiciaire est vierge, comme le rappelle La Charente Libre . C’est donc plus pour surfer sur la vague de la mode banlieusarde que ce jeune entrepreneur a décidé de cibler les forces de l’ordre.

    Des slogans adoucis

    Ce dernier a d’ailleurs depuis rectifié le tir, délaissant le “Brigade Anti-Keuf“ pour des vêtements estampillés désormais “brigade anti-korrompus“, “anti-kok“, “anti-kons“, “anti-keufs korrompus“ ou encore “anti-Kärcher“.

    “J'ai compris que mon message, qui ne visait que les policiers qui ne respectent pas leur code de déontologie, était maladroit. J'avais 10 ans de moins, je baignais dans l'ambiance cité“, se défend Stéphane da Silva dans La Charente Libre.

    Une publicité gratuite pour la marque

    Le tribunal de Bobigny a privilégié la liberté d’expression défendue par l’avocat de l’entrepreneur, au détriment de l’incitation à la haine dénoncée par les policiers. "Ce jugement est une magnifique réponse au procureur, qui avait considéré que critiquer la police était punissable", s'est félicité son avocat, Dominique Tricaud. Un jugement qui, au contraire, insupporte le syndicat Alliance.

    “Peu importe la formulation ou le support sur lequel il est placé, s'attaquer verbalement aux policiers fait parler de la marque“, regrette le syndicat dans Le Figaro . Seule certitude, à l’image des récentes polémiques sur les rappeurs Morsay ou Abdul X, l’ire des syndicats de police offre une publicité gratuite au versant “hardcore“ des banlieues.

    Une raison de plus pour Stéphane Da Silva de réclamer la restitution de son stock de 1.000 à 2.000 vêtements, sous scellés depuis 4 ans. Ce dernier devra néanmoins attendre, puisque le parquet de Bobigny "considère pour sa part que l'outrage est constitué" et a donc annoncé vendredi qu'il faisait appel de la relaxe.


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  • Commentaires

    1
    grandfred
    Mercredi 10 Novembre 2010 à 17:10

    merci de cette infos totalement ignorée !!!

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