• Les anesthésistes ne s'endorment pas

    http://sofia.medicalistes.org/spip/IMG/wmv/IADE_le_film_retrospective_.wmv




    Cette vidéo retrace quelques mois d'une lutte qui concerne autant celles et ceux qui la mènent que la population dans son ensemble. Cette lutte n'est pas terminée et vous en avez peut-être vaguement entendu parler par les médias lorsque, par exemple, elles et ils bloquaient une gare et que l'on vous montrait de pauvres voyageurs "pris en otage".

    Le coyote, qui fut un jour sérieusement blessé par de vilains rapaces, remercie cette profession aujourd'hui mise à mal et l'assure de tout son soutien. Le coyote invite la troupeau de la faune à ne pas rester aphone. En septembre, le 7 septembre par exemple, pensez à saluer les camarades anesthésistes et à discuter avec eux pour comprendre comment l'Etat veut les endormir.
  • Il y a, dans le sud de la capitale de la réserve, des carrefours comme ailleurs. Mais contrairement à certains carrefours ruraux par exemple, ceux-là sont ponctuellement envahis de poulets ! Eh oui, le matin quand c'est l'heure d'emmener les bébés coyotes dans la cage de l'éducastration nationale, quand c'est l'heure d'aller soi-même pointer son museau devant le groin d'un exploiteur les poulets, eux, envahissent le carrefour !

     

    Mais que se passe-t-il à ce carrefour pour que dès le midi ils y reviennent et encore une fois le soir lorsque la nuit tombe et que chaque bête de somme terrassée qui a récupérer sa progéniture fourbue rentre enfin à la tannière ? Il se passe que les bêtes de somme rentrent parfois en convois, en caravanes, en cortège de véhicules disparates, bruyants et nombreux. Ce n'est que ça qui attire les poulets et il faut les entendre caqueter, siffler à tout va ! Et il ne faut pas les contrarier sinon ils vous volent dans les plumes !

     

    C'est ce qui s'est passé hier soir.

     

    Alors que le coyote revenait à pattes de l'endroit où il occupe ses journées au service de la réserve, pour le bien de la réserve, (pouvoir de la réserve par la réserve pour la réserve, principe fondateur de la constitution réservée) voilà qu'il doit traverser ledit carrefour empoulaillé et encombré de véhicules dont le coyote a déjà dit qu'ils étaient nombreux, disparates voire hétéroclites et bruyants. Il y avait là une ambulance bloquée dont le klaxon semblait remplacer une sirène sans doute en panne, des nuées de scooters, mobylettes, vélos et autres solex, des camions dont un sérigraphié POLICE qui, mal garé gênait carrément la libre circulation et des voitures et des automobiles et des vroum vroum et des bagnoles, des caisses, des guindes et deux ou trois bus embués remplis de bétail laborieux !

     

    Au milieu de ce flot immobile chaque piéton tentait tant bien que mal de traverser la chaussée. Le coyote précise que tout ça se déroulait sous une averse glaciale de pluie de neige et de grêle. C'est une précision importante parce que les poulets n'aiment pas l'eau et le coyote ne sache même pas qu'ils nagent.

     

    Alors que ça piaillait, pouletisait et sifflait à grand souffle une autombile s'arrête près d'un poulet battant des ailes, sans doute pour se réchauffer, et le chauffeur actionne alors sa trompe, enfin, celle de son véhicule.

     

    Et alors ? Et alors ? Et alors le poulet, hors de lui, jaillissant à travers bourrasques et rideaux de pluie, de neige et de grêle comme un diable sort sec de sa boîte se mit à insulter vertement le chauffeur ! Et quand le coyote dit insulter, c'est presqu'un euphémisme.

     

    Un poulet, c'est déjà vulgaire à regarder mais alors à entendre ! Espèce d'enfoiré (en fait il a été plus précis, spécifiant à la foule ébahie les habitudes plutôt anales du conducteur qui ne s'attendait certainement pas à voir sa vie sexuelle étalée sur la place publique, à un carrefour, par une poule mouillée, pardon, un poulet), espèce d'enculé, donc, c'est à cause de connards comme toi que c'est le bordel, tu me fais chier, descend qu'on s'explique et tout un blablabla obscène, grossier, ordurier, volatile à mort !

     

    Le pauvre chauffeur ainsi morigéné ne descendit pas de voiture, personne ne cria Police partout, justice nulle part ! Personne ne riposta en proposant, par exemple, un coktail à la russe, ou à la grecque au poulet. Personne ne dit rien alors que c'était bien, vous l'aurez compris, un genre de poulet que, si on le regarde dans les yeux il vous emmène au poulailler pour outrage ! Un de ces poulets qui, si on lui dit à quel point il est con et que c'est même sans doute pour ça qu'il fait ce boulot vous plante ses ergots prolongés d'un taser (attention c'est une marque !) ou d'une balle en caourchouc dans l'oeil. Ce genre de poulet qui boit de la bière pendant l'encadrement robocopifié de manifestations démocratiques. Ce genre de poulets qui vous montrent leurs majeurs pointés  vers le ciel derrière leurs boucliers de plexiglas. Ce genre de volaille !

     

    Et, non, personne n'a réagit. Ce poulet a admonesté verbalement et avec une violence inouïe ce chauffeur klaxonnant sans que quiconque ne bouge et, le coyote ayant eu des soucis avec le poulailler ces derniers temps n'a rien dit non plus !

    Ah, les poulets de carrefour ne valent pas ceux de Loué.

    Mais on les aura, rien ne Bresse, pardon, ne presse.


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  • Qu'ils crèvent !

     


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  • Dans la famille Blaireaux le coyote demande l'âne. Bonne pioche ! Il est là ! Nourri par nos bons foins, nos bons soins, pardon. Pour comprendre pourquoi le gardien chef parle comme un charretier encore que le coyote a croisé des charretiers à la langue bien plus châtiée il suffit de lire l'article qui suit. Le coyote se fout pas mal de savoir si le gardien chef a eu son bac au rattrapage et qu'elles furent ses notes mais en ce qui concerne la falsification de curriculum vitae c'est autre chose. Le coyote n'aime pas les usurpateurs, grrrr ! Faudra bien mordre là-dedans un de ces jours mais attention, un blaireau aussi peut mordre et ça a les dents longues même s'il mérite le titre de benêt d'âne !

     

    Le coyote précise que les documents annexes manquants sur cette page sont lisibles sur le site de la fondation Copernic :

    http://www.fondation-copernic.org/spip.php?article219

     

     

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    Les anesthésistes ne s'endorment pas

    Le coyote se promenait un matin dans le quatorzième arrondissement de la capitale de la réserve quand une affichette lui fit dresser les oreilles, brandir la truffe et tourner les yeux.

     

    Il s'agissait d'une affichette obsolète puisqu'elle annonçait, nous sommes en août, une exposition de photographies, au mois de juin dernier. Bon, que les services municipaux n'aient pas eu le temps de virer l'affichette, c'est les vacances, c'est pas grave, c'est la preuve que la municipalité est présente, sur le terrain, etc. C'est pas grave. En revanche, le coyote resta interloqué, gueule bée, queue basse, presque honteux car qu'annonçait donc l'affichette obsolète du mois de juin dernier d'il y a deux mois ?

    Une exposition photographique, le coyote l'avait lu et l'a écrit plus haut, d'accord. De quelles photographies s'agissait-il ? Il s'agissait de photographies traitant du mal logement ! Rien de mal à ça, Willy Ronnis l'eut fait en son temps, pauve Willy que l'Hôtel de la Monnaie nationale récupère et taxe de poétique de l'engagement, bref, le coyote digresse (et quand le coyote dit Grèce, il dit Grèce générale !) d'autant que le pauvre Willy avait fait don de ses fonds photographiques et reçu une médaille des gardiens de la réserve, bref. Le mal logement traité photographiquement par les mal logés eux-mêmes !

    Là encore, rien de mal ! Mais que la mairie expose, dans une annexe, attention, pas à la mairie même, faut pas pousser, des photographies de ses pauvres s'autoportraiturant afin de dénoncer leur mal logement, le coyote en fut révulser à  en vomir les poulets qu'il n'avait pas encore dévoré.

     

    La mairie n'est-elle pas responsable du mal logement de ses âmes ? Quand on voit la taille de l'hôtel de ville de Paris, heureusement occupé dans les années 1870 par quelques doux rêveurs, gloire à eux,  on reste con devant tant de connerie. Le coyote voyait à travers l'affichette le conseil municipal réuni pour l'inauguration, le vernissage de cette exposition de la misère avec écharpes tricolores, verres de champagne ou, faut pas pousser, vin blanc vaguement tiède et mousseux.

     

    Bref, ce n'était qu'un coup de gueule vain et dans le vide du canidé qui précise que la photographie sur l'affichette, cinq personnes vivant dans quinze mètres carré plus un instrument énorme genre contrebasse ou violoncelle (le coyote n'y connait rien en instruments de musique), la photographie donc exprimait une joie de vivre qu'un bobo perdu dans la solitude de son loft ou qu'un gardien chef de la réserve dans les étages de son logement de fonction, même un blaireau marié à une sirène, ne saurait connaître.

     

    Et qu'on sorte de leurs niches de luxe que le troupeau paye tous ces gardiens de la réserve, sangsue, tiques et compagnie.

     

     

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  • Le coyote qui n'a pas eu un emploi du temps des plus riches ni des plus épanouissants ces derniers jours s'est laissé aller à regarder des poissons dans un aquarium hongrois dans lequel ils plongeaient pour aller cueillir au fond des piécettes dorées, argentées ou bronzées qu'ils se supendaient ensuite au cou avec de grands sourires et des morceaux de musique assez désuets.

     

    Les poissons de la réserve ont semblé avoir de grands talents pour cette activité ce qui impliqua de les voir beaucoup auprès des commentateurs et c'est là, parmi cette engeance journalistique paraît-il garante de la démocratie, que le gardien chef de la réserve se cachait ! Il était partout ! Le poisson Dacourt faisait l'objet d'un reportage et, hop, le gardien de la réserve était justement au téléphone avec lui ! Les quatre poissons d'un relais quelconque gagnaient le quelconque relais et étaient invités à s'exprimer sur le quelconque relais et leur victoire sur ledit quelconque relais et, hop, l'un des quatres poissons était au téléphone ! Avec qui ? Avec le gardien chef de la réserve qui, de la maison de sa sirène, disait que c'était bien d'avoir gagné ce quelconque relais !

     

    Il était partout ! Et les fouines de la presse de relayer l'information, de rediffuser maintes fois le passage où le poissons Dacourt parle à son gardien chef et d'attendre la fin de la retransmission de l'émission pour que la Marseillaise retentisse en générique et d'user d'un vocabulaire nationaliste dans lequel suintait l'esprit de corps, le collectif qu'on sentait bien et comme parmi les poissons il y avait, paradoxe de notre réserve, des chiens policiers, on remerciait gendarmerie et compagnie !

     

    Regarder les championnats de poissons dans l'aquarium de Budapest sentait plus la peste que le buddha. Le coyote s'est dit qu'ils étaient quand même forts, les gardiens de la réserve ! Pendant que le chef était au téléphone à causer avec des poissons, le gardien de la réserve intérieur continuait d'envoyer les poulets (Loué soit-il) contre de pseudo voleurs de poules à trop grosses voitures sans que personne ne dise rien puisque nous étions tous collés à l'aquarium et que les rapaces continuaient de jouer à se toucher les bourses. Pas gai le coyote en ce moment, il a l'impression qu'on loupe quelque chose, que quelque chose échappe à la faune enfermée dans la réserve... Les grenouilles vont-elles se décider à donner le coup de patte salvateur ? (voir article les coyotes sont-ils des grenouilles ?)


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    Le coyote se promenait dans Paris et, comme il avait vu la publicité pour les flics (Loué soient-ils),  il découvrit dans une rue déjà parcourue, un plancher qui n'était pas celui des vaches parce que, c'est bien connu, mort aux vaches, mort aux cons et vivent les libres !

     

    Le coyote allait vers la cité des fleurs, une cité de bourgeois, une cité qui semble avoir été volée aux ouvriers et qui finira barbelée, au mieux.

     

    Sur le chemin du coyote, un plancher. Des planches de bois gravées par la détresse, des planches d'un cercueil cloué par la société mais sculptées par un homme mort.

    Voici le texte de celui qui fut jugé schizophrène, celui qui était en vrac, pas heureux, triste à mourir au point d'en graver sa mort :

    « La religion a inventé des machines à commander le cerveau des gens et bêtes et avec une invention à voir notre vue à partir de rétine de l’image de l’œil abuse de nous santé idées de famille matériel biens pendant sommeil nous font toutes crapulerie l’Eglise après avoir fait tuer les juifs à Hitler a voulu inventer un procès type et diable afin prendre le pouvoir du monde et imposer la paix aux guerres l’Eglise a fait les crimes et abusant de nous par électronique nous faisant croire des histoires et par ce truquage abuser de nos idées innocentes religion a pu nous faire accuser en truquant postes écoute écrit et inventer toutes choses qu’ils ont voulu et depuis 10 ans et abusant de nous par leur invention a commandé cerveau et à voir notre vue a partir image rétine de l’œil nous faire accuser de ce qu’il nous font à notre insu c’est la religion qui a fait tous les crimes et dégâts et crapulerie nous en a inventé un programme inconnu et par machine à commander cerveau et voir notre vue image rétine œil… nous faire accuser nous tous sommes innocent de tout crime tort à autrui nous Jean Paule sommes innocents nous n’avons ni tué ni détruit ni porte du tort à autrui c’est la religion qui a inventé un procès avec des machines électroniques à commander le cerveau sommeil pensées maladies bêtes travail toutes fonctions du cerveau nous fait accuser de crimes que nous n’avons pas commis la preuve les papes s’appellent Jean XXIII au lieu de XXIV pour moi et Paul VI pour Paule l’Eglise a voulu inventer un procès et couvrir les maquis des voisins avec machine à commander le cerveau du monde et à voir la vue image de l’œil fait tuer les juifs à Hitler ont inventé crimes de notre procès. »

     

    Accusé sur certains blogs d'antisémitisme ce texte n'est, pour le coyote que l'expression d'un paysan malheureux qui aurait pu sortir dans la rue et revaloriser, en 1971 la plus haute forme du surréalisme à savoir : "L’acte le plus surréaliste le plus simple consiste, le revolver aux poings, à descendre dans la rue et à tirer au hasard, tant qu’on peut, dans la foule."

     

    Ce n'est pas la révolution et le coyote n'est pas médecin. Il a encore, quoique le Parti Suspect et l'Union des Matons et Policiers (que le coyote appelle PS et UMP) en pense, sa liberté de ne pas être Florent Pagny mais de penser quand même.

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    Bristol-Myers Squibb s’est porté acquéreur du Plancher de Jeannot en 2002, au titre de son engagement en psychiatrie.



    Aujourd’hui consacré œuvre d’art brut (et reconnu comme une pièce magistrale)

    Tout d’abord, un peu d’histoire.

    L’histoire de Jeannot
    Jeannot, est un enfant calme né, en 1939, d’un père travailleur, taciturne et secret et d’une mère dite étrange et solitaire. Adolescent, il se montre éveillé et serviable, et fait des études secondaires jusqu’au concours d’entrée de l’école des instituteurs. Selon la rumeur, c’est à la suite d’un chagrin d’amour qu’il s’engage, bien que fervent antimilitariste, dans un régiment parachutiste en opération en Algérie.

    Jeannot revient en France en 1959, suite au suicide inexpliqué de son père, par pendaison. Il faut noter que ce décès intervient au moment où l’enfant de Paule, soeur aînée de Jeannot, jeune femme au caractère qualifié de manipulateur et inadapté, naît puis disparaît dans des circonstances étranges.

    A 20 ans, Jeannot devient chef de famille. Mais si la vie reprend à la ferme, la propriété jusqu’alors prospère s’enfonce progressivement dans une lente décadence. Irrégularité du travail, absence de persévérance dans les activités mises en place, et enfin, incurie totale s’instaurent lentement. Jeannot se révèle passif, et imagine progressivement une limite virtuelle autour de la maison. Il garde la propriété en se livrant à des rondes, monté sur son tracteur et armé de son fusil.

    Cette attitude, associée à d’autres troubles de son comportement (insultes, menaces de mort) et à certains événements inexpliqués (incendie dans la ferme voisine) viennent lentement détériorer ses relations avec le voisinage et l’ensemble de la population du village, l’amenant progressivement à vivre en reclus.

    Cette « claustration pathologique », ce rejet de la vie sociale sont des signes apparents d’une maladie psychotique. Pourtant aucune action du médecin (qui a délivré un certificat de placement d’office resté sans effet), du maire (convocations, assignations), des villageois (nombreuses pétitions) n’arriveront à rétablir un contact social. Jeannot continuera pendant plusieurs années à effrayer la population en donnant le spectacle étrange d’une homme menaçant, auréolé d’une réputation redoutable, grandie par l’impuissance des forces publiques.

    C’est le vétérinaire qui, en 1971, découvre la mère de Jeannot, morte depuis plusieurs jours et placée au coin du feu, « pour la réchauffer ». Jeannot, en plein déni du décès de sa mère, refuse son enterrement au cimetière et obtient des autorités compétentes une autorisation officielle d’inhumer la défunte dans la maison (! !!). Jeannot enterrera donc sa mère sous l’escalier, près de sa chambre.

    Jeannot sombre alors complètement dans la folie. Il se confine dans sa chambre, et grave ses hallucinations et son délire de persécution sur le plancher tout autour de son lit. Puis il cessera progressivement de s’alimenter et se laissera mourir quelques mois plus tard, à l’âge de 33 ans.

     

     

    Eh ! Coyotes de tous pays ! N'y a-t-il pas là de quoi réfléchir ?

     

    Le coyote, hier soir, écoutait le Bérurier Noir et ça parlait de pauvres gens, de fous et, heureusement, ils ne mouraient pas tous tout de suite ! Viva la vida.

     

    Quand on lit ce qu'il y a au-dessus, on en gerberait le monde entier, non ? Non ? Non ? Non ? Non ? Non ? Non ? Non ?

    IN MEMORIAM

     



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  • http://www.slideshare.net/nessie/grenouille-cuit-ou-pas-encore-jca

     

    Le coyote vous invite à lire ce petit conte et à le faire lire autour de vous. C'est la démonstration quasi scientifique que le troupeau est en train de se faire mener en bateau, certains en train ou en avion vers une destination dont on n'aurait pas forcément rêvé.

    Tout est fait en douceur et ce n'est pas la couleur politique des gardiens de la réserve qui change quoi que ce soit. Le système capitaliste est un système patient, qui sait, tout comme la fait en son temps une certaine église, recycler les mots, les idées et les dévoyer à son avantage.

    Quand le coyote entend les responsables du Parti Suspect (que le coyote appelle P.S.) déclarer que les événements violents qui jalonnent notre été sont le résultat de l'échec de la politique menée par les gardiens actuels de la réserve, à savoir l'Union des Matons et Policiers (que le coyote appelle U.M.P.), il hurle à la mort, de dépit, de colère devant une bêtise si flagrante. C'est tout le contraire ! C'est exactement le contraire, c'est la réussite de la politique voulue, orchestrée, gérée comme on dit de nos jours.

    Diviser pour mieux régner. Trouver des boucs émissaires. Accuser à tort. Noyer le poisson ou pousser le jeune qui ne sait pas nager à se jeter à la flotte pour s'y noyer avec le poisson. Bref, les gardiens de la réserve mènent leur barque, ils savent dans quelle direction et avec quels carburants : la misère, la haine, la bêtise, la division en attendant les divisions de blindés aux portes des villages, des quartiers, à la sortie des écoles et des usines, des bureaux.

     

    Le coyote ne se souvient même plus combien de personnes sont décédées des conséquences d'une rencontre avec les chiens policiers des gardiens de la réserve et de son dieu capital.

     

    Ne faisons pas comme la grenouille qui ne sent pas la température monter, donnons le coup de patte salvateur avant d'être cuits.


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  • Vu dans la rue ce matin, une publicité, une affiche présentant un poulet, c'est écrit, je n'invente rien, en uniforme de poulet, bleu et tout, bien droit dans ses bottes, pli au futal, chemise repassée et tout, c'est un poulet de bonne marque. A côté, un amas de poulet, ses collègues en fait mais en vrac, tout bousculés comme si un coyote leur volait dans les plumes. C'était écrit : Un poulet, d'autres poulets.

    Appelez poulet le prochain flic que vous croisez et vous vous retrouverez en correctionnelle pour outrage. Vendez des poulets et vous aurez l'immunité. C'est beau, le capitalisme. Dans la réserve, on ne survit que de ça et on se boufferait bien le beau poulet bien élevé alors que ceux qui nous bouffent ce sont les autres poulets, les poulets d'élevage, les poulets en batterie. Le coyote n'a plus faim, il est écoeuré.

     

     

     

    Les anesthésistes ne s'endorment pas

     

    Lu dans le télégramme.com

    Le syndicat Unité SGP police proteste officiellement contre la dernière campagne de pub du groupe Loué. On peut lire sur les affiches le slogan "un bon poulet est un poulet libre" illustré par une photo représentant des membres des forces de l'ordre.

    "Un bon poulet est un poulet libre". La dernière affiche des poulets de Loué et son slogan n’ont pas plus au syndicat Unité SGP police. Il estime que les gardiens de la paix "sont dénigrés de la manière la plus vulgaire". "En ces périodes où les policiers sont particulièrement exposés dans l'exercice de leur profession, et décriés par de nombreux contradicteurs, il est inutile de notre point de vue que la Police nationale soit ridiculisée de la sorte", précise le syndicat dans un communiqué.

    "On ne voulait pas blesser les policiers"
    "Je ne voulais pas de visuel qui puisse être désobligeant (...) Si ça a été reçu comme ça, j'en suis vraiment désolé", a
    déclaré Yves de la Fouchardière, directeur des Poulets de Loué, qui insiste. L'objectif de cette campagne n'était "en rien de blesser les policiers". "C'est un coup de gueule pour afficher nos différences par rapport aux élevages industriels". Dont acte. (Photo DR)


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  • En ce jour de grâce, vendredi 16 juillet 2010 le coyote a capté des échos méridionaux. Portés par un vent d'autan ou par la tramontane, un coup de sirocco ou de simoun, un autre vent peut-être, celui de la révolte ces échos portaient à ses oreilles toujours à l'affût et à sa truffe aux aguets l'information suivante : les pompiers de Nice sont en grève symbolique depuis la mi-juin pour défendre leur retraite.

    Mais ce n'était pas tout. Tous ces vents racontaient encore qu'ils avaient organisé une manifestation non autorisée, rendez-vous compte ! Des pompiers ont manifesté pour défendre leur retraite et, selon les vents informationnels, le fait que la pénibilité de leur métier n'était pas prise en compte. Ils savent de quoi ils parlent et le coyote ne mettra pas en doute la légitimité de leur revendication, le coyote n'est pas pompier.

    Comme leur manifestation n'était pas autorisée, qu'ils n'avaient pas demandé le droit de manifester à l'Etat destructeur d'emploi et, un comble, de la retraite l'Etat leur a envoyé une centaine de Compagnons Républicains Sécuritaires. La rencontre ne fut pas des plus amicales bien que les deux parties soient porteuses d'uniforme.

    Voici ce que le coyote a pu entendre dans le vent : "On courait sur l'esplanade pour les rendre un peu chèvre quand ils ont chargé à coups de matraques", a déclaré l'un des protestataires, l'adjudant-chef Gilles Morin. Les dires des soldats du feu sont corroborés par des témoins. Ceux-ci affirment avoir vu des policiers frapper un pompier à terre: "ils étaient sept autour de lui. Ils lui ont mis un coup de pied dans la tête quand il était à terre", selon l'un d'eux.

    Résultat des courses, quatre flics blessés, deux pompiers à l'hôpital et cinq pompiers embarqués dont le président de la Fédération autonome des sapeurs-pompiers, André Goretti ! Le coyote regrette que des pompiers ou que quelque travailleur que ce soit se retrouve tabassé, embarqué, insulté par le bras armé de l'Etat pour avoir défendu ce que nous devrions tous défendre avec autant de détermination. Le coyote espère juste que la revendication des pompiers n'est pas que catégorielle.

    Christophe Marx, directeur de cabinet du préfet a trouvé la violence des pompiers indigne de gens portant l'uniforme, mazette !

    Le maire de Nice n'y va pas à demi mot pour qualifier le comportement des soldats du feu. "Rien ne justifie de tels comportements", a-t-il dit  faisant savoir que les caméras de vidéosurveillance qui quadrillent l'ensemble de la ville avaient tout enregistré de la manifestation. "Elles montrent clairement (...) les brutalités commises contre les policiers et les frayeurs causées à la population par une minorité de pompiers", a-t-il expliqué. Christian Estrosi aurait demandé à son premier adjoint de recevoir ces pompiers avant la manifestation. "Visiblement ça ne leur a pas plu, ils sont alors partis semer la panique en ville", a-t-il ajouté.

    Panique, frayeur, violence, ouh là là ! Ces pompiers ! De vrais huns derrière lesquels rien ne repousse ! Le coyote en frissonne, brrr ! Estrosi c'est le gars qui demande quand même le retour de la peine de mort, c'est le genre de gars à faire la chasse au coyote. C'est le gars hostile au pacs (il aurait un peu réviser son jugement à ce sujet mais pas sûr qu'il aime voir deux coyotes mâles se faire des bisous avec la langue dans la rue). Bref, Estrosi c'est l'opposition au droit du sol, tout coyote naissant sur un territoire ne doit pas s'imaginer pouvoir obtenir sans difficulté son pedigree. Estrosi ça pourrait être le deuxième nom d'un certain borgne.

    Ah, vivement le 7 septembre prochain ! Sûr que les coyotes seront dans la rue pour défendre la retraite et, sûr que l'Etat enverra ses bergers pour garder le troupeau.

    Pourvu que le vent se lève se dit le coyote qui s'endort ce soir en rêvant de charges héroïques. Il voit des pompiers, sans casque, sans tenue d'intervention, juste leur petits maillots bleus submerger des robots qui voudraient leur faire croire qu'ils sont les plus forts et, dans le rêve du coyote, ce sont les pompiers qui gagnent !

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  • C'est aujourd'hui que le conseil des gardiens de la réserve adopte le projet de loi de réforme de la retraite qui sera ensuite présenté au parlement en assemblée plénière et adopté par ledit parlement fin octobre. Le chef des gardiens de la réserve l'a annoncé aux troupeaux et meutes et hardes et hordes dès hier soir : le calendrier sera respecté "selon le calendrier prévu" par le gardien chargé de l'affaire, un gardien qui aurait été "lavé des soupçons" de braconnages qui le gênaient dans sa mission, sans retard et sous la houlette de lui-même, le gardien chef de la réserve.

    Le gardien chargé de la réforme, "qui vient de subir trois semaines de calomnies, de mensonges avec une dignité qui fait honneur à toute la classe politique", c'est le gardien chef qui l'a dit, a donc été innocenté des soupçons de braconnage grâce à "un rapport extrêment fouillé" produit par une officine directement aux ordres de l'exécutif. Soit.

    Le gardien chef, presqu'en larmes, triste, a rappelé que ces "calomnies" n'étaient pas les priorités de la faune du territoire qui sont, selon lui, dans l'ordre : le chômage, les déficits, la lutte contre l'immigration irrégulière et la sécurité.

    En ces périodes de crise, "il faut faire l'économie de toute polémique" !

    Il est bien, le gardien chef de la réserve. Sans polémiquer, donc, il a aussi rappeler que les deux erreurs historiques de ces dernières décennies étaient, dans l'ordre, le passage de l'âge de la retraite de soixante-cinq à soixante ans et le passage aux trente-cinq heures. Bref, les deux principales avancées sociales des ces derniers quarante ans sont pour lui des erreurs historiques.  Pour ne pas polémiquer il a tout de même précisé que ces erreurs historiques, "c'est très bien socialement mais nous n'avons pas les moyens" !

    La retraite à soixante ans aurait été décidée contre toute logique démographique ! Les trente-cinq heures ont signé "la régression de la compétitivité de la France", rien de moins. Le coyote précise que la France est encore à ce jour le pays le plus compétitif du monde en terme de productivité. Un français produit, chaque jour 29 dollars devant un américain et loin, par exemple, devant un japonais, au contraire de ce que l'on peut raconter sur ces deux pays qui seraient soit disant des producteurs effrénés.
    En termes de productivité horaire du travail, la faune du territoire connaît une performance remarquable, puisqu'elle se situe au-dessus de l'ensemble des pays de l'OCDE, à l'exception de la Norvège. Elle a, par exemple, une productivité horaire très nettement supérieure à celle que connaissent le Royaume-Uni, l'Espagne, les Etats-Unis, le Japon et même l'Allemagne. Tout ceci a été annoncé par les médias il y a quelques semaines mais le gardien chef de la réserve ne doit pas avoir la télévision dans sa guérite.

    Le coyote pense, quant à lui, que l'erreur historique est datée d'un certain sept mai à l'année incertaine tant le monde a changé et tant la vie des coyotes et autres mamifères du territoire s'est vue dépréciée et dégradée depuis.

    Ce matin, les réactions des bovins de l'opposition sont plutôt ovines.

    Marre des troupeaux, vivent les meutes ! Dire qu'il faudra attendre que les SPA, Syndicats de Protection des Au boulot !, en septembre peut-être, ou dans deux ans, allons savoir, appellent à "une journée" de mobilisation pour voir les troupeaux défiler entre deux haies de flics.

    Grève générale !

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  • Les gardiens de la réserve sont en train de décider de l'âge de la retraite du coyote.

    Il paraît que le coyote vit plus longtemps qu'avant donc il doit travailler plus longtemps.Il paraît qu'il y a trop de vieux coyotes qui vont être en âge d'arrêter de travailler et pas assez de jeunes coyotes pour les remplacer et payer les cotisations nécessaires à l'entretien des vieux coyotes. Et ce sera pire, paraît-il, d'ici à 2050 !

    Il paraît que ce sera pareil pour les moutons, les boeufs, etc.

    Pourtant on dit aussi que les coyotes de notre territoire font de plus en plus de portées, que les jeunes coyotes pullulent, qu'il y aurait presque surpopulation. Le coyote s'interroge : que feront-ils ces jeunes coyotes d'ici à 2050 ? Chômeurs ? Pour qu'on puisse craindre un manque de cotisation en 2050 on doit donc envisager que les jeunes coyotes ne travailleront pas. Ce serait trop beau. Une génération non exploitée ! Oui, mais alors, plus de cotisations ! Aïe, c'est le coyote qui se mord la queue.

    Les gardiens de la réserve ont trouvé la solution, ils en auraient peut-être aimé une autre, allez savoir.

    Comme il n'est pas question d'organiser une battue à cause du Grenelle de l'environnement et de la défense de la biodiversité, que les chasses présidentielles vont être supprimées, il faut donc que le coyote travaille plus longtemps. On ne peut pas l'abattre.

    Mais les coyotes n'étant plus considérés comme égaux entre eux les gardiens de la réserve réinstaurent la loi de la jungle. Ils disent que c'est naturel, que c'est plus pittoresque. En fait, ils espèrent que les coyotes se boufferont entre eux.

    Le gardien chef à chargé un gardien subalterne, dont les coyotes savent bien qu'il est impliqué dans pas mal d'affaires de braconnage, de régler le problème.

    Il est chargé de faire avaler la pilule aux coyote, des couleuvres aux mamifères et aux ruminants concernés.

    Travailler plus, plus tard, plus longtemps, plus mal pour gagner plus, qu'ils disent. Il ne disent pas plus de quoi.

    Plus de douleur ! Plus de coyotes traînant leur arrière-train défoncé, plus de moutons à trois pattes, plus de boeufs par les fenêtres d'un cinquième étage et plus de charognards pour prendre la place et plus de rapaces pour leur dire, mais si, tu peux voler, jette-toi !

    Plus d'absence de la tannière ! Plus de risques d'être pris dans un piège à loup ! Plus de risques d'entendre à ses trousses sonner l'hallali !

    Etc.

    Alors le coyote noir retrousse ses babines et hurle à la mort annoncée de son espèce, hurle à son extermination minutieusement programmée et lorsqu'il sort, dorénavant c'est discrètement, dorénavant ce n'est plus seul, et lorsqu'il sort, dorénavant il mord les gardiens.

    Le coyote a la rage, la rage vivante d'un monde mourant.

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